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La Ferrière aux Etangs INFO

Une mine de souvenirs ! (2)

29 Octobre 2009 , Rédigé par La Ferrière Publié dans #Histoire

LA SUITE 

 

Les jeudis après midi d'hiver, nous les passions généralement à la bibliothèque de la mine, qui avait ses quartiers dans l'école des filles.  Mademoiselle l'assistante sociale, et également infirmière, tenait la permanence. Les albums de Tintin et MIlou, Sylain Sylette, et les fameuses aventures de Bob Morane n'avaient plus de secret pour nous. Pour la somme de 20 centimes de l'époque nous repartions avec nos livres pour la semaine. Le dimanche après midi, un cinéma tournait à la salle des fêtes, et j'y ai vu les classiques des grands westerns de l'époque, et de merveilleux films d'aventure. Lorsqu'il m'arrive de repasser devant cet endroit, des tonnes de souvenirs me reviennent en mémoire.  Les spectacles de Noël, où le grand bonhomme rouge nous apportait les cadeaux, que la direction de la mine, voulait bien nous offrir en ce jour de fête.Beaucoup d'enfants savaient que le père Noël habitait toute l'année rue de Champsecret. Mais chut! personne n'osait trop en parler. Bien des années plus tard, lorsque le cinéma a fermé ses portes, un homme bien intentionné à une la fabuleuse idée de transformer cet endroit en sorte de guinguette du dimanche après midi. La salle était divisée en deux parties, l'une réservée à la danse et l'autre au jeux; Deux tables de ping pong , un billard et un baby foot faisaient notre bonheur. Grand merci encore à cette personne.

Les vacances, on les passait généralement au Gué Plat. Avec deux francs de l'époque on achetait le précieux sésame, qui nous donnait droit d'entrée à la piscine et aux jeux. Dès quinze heures, les portes à peine ouvertes, c'était à qui serait dans l'eau le premier. Le responsable de piscine, qui ne possédait d'ailleurs aucun brevet de surveillant de baignade, usait souvent de son sifflet pour nous rappeler les règles. Beaucoup d'entre nous ont appris à nager en ce lieu. A peine sortis de l'eau nous nous retrouvions sur l'aire de jeu :balançoires, tourniquets, terrains de boules et de volley ball nous occupaient jusqu'à l'heure de fermeture. Certains jours, un personnage important pour nous, s'installait près de l'entrée de la piscine: le marchand de glaces. Il venait de Flers sur un triporteur  à moteur, sorte de moto avec une cuve sur l'avant, laquelle était divisée en compartiments renfermant les crèmes glacées. Je me souviens que ce marchand de bonheur portait un nom à consonnance espagnole. Les plus intrépdes, dont quelquefois je faisais partie, traversaient le bois en passant par la fontaine St Jean, et allions remplir nos chemises de prunes et de poires cueillis dans le premier champ rencontré. Nous redescendions faire la distribution aux copains restés aux jeux où sur les bords de la piscine. L'été s'écoulait ainsi et nous n'en demandions pas plus.


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