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La Ferrière aux Etangs INFO

Une mine de souvenirs ! (3)

29 Octobre 2009 , Rédigé par La Ferrière Publié dans #Histoire

TROISIEME ET DERNIERE PARTIE

 

Le carrefour de la cantine, dès l'entrée du Gué Plat déservait les rues principales de la cité.  C'était là aussi que s'installait, plusieurs fois par semaine, les commerçants qui descendaient du bourg. On y trouvait, toujours au même emplacement; le charcutier et sa remorque grise, plus loin sous le chêne, le marchand de primeurs et son tube citroën, de l'autre côté le boucher et sa camionnette rouge, et enfin le marchand de fromages qui lui venait de Domfront.Le carrefour s'animait ainsi pour la matinée, les femmes de mineurs remontaient les rues, leurs paniers remplis de provisions. La Coop, seul commerce de la cité, ne semblait pas subvenir aux besoins de toutes les familles. Tous les jours les deux boulangers de la Ferrière faisaient pratiquement du porte à porte pour vendre le pain. A grands coups de klaxons, ils avertissaient de leur présence. J'ai très peu connu le marché du jeudi qui se tenait en hait de la rue des Marronniers, il me reste néanmoins le souvenir de la boutique à un franc, où pour une pièce on achetait des jouets ou  des bibelots que l'on offrait aux mamans le jour de la fête des mères.

 

Tous les ans, en ce même endroit, se déroulaient les festivités du 14 Juillet. Quelques jours avant la fête nationale, arrivaient les forains. Un manège enfantin était installé sous le grand chêne, à proximité de Cantine. A l'entrée de la rue de la Piscine,se trouvait généralement un stand de balançoires, dont la fameuse tournante, où nous étions enfermés dans une gage en fer, poignets et pieds attachés afin de ne pas tomber lorsqu'on arrivait à la faire tourner complétement. Il fallait bien souvent être accompagné d'un adulte pour parvenir à avoir les grandes sensations de la voltige. Une baraque de tir complétait l'ensemble des attractions. Bien plus tard, nour eûmes la joie de voir débarquer les fameuses autos tampons. Des jeux étaient organisés pour tous, dont le fameux mât de Cocagne érigé face à la Cantine, la course aux oeufs se déroulait rue des Tilleuls, et la course à pieds, par catégorie d'âge passait par cette rue et celle des Marronniers.Les vainqueurs des épreuves recevaient des tickets de manèges.
Le jour même du 14 juillet, avait lieu la course cycliste. Le parcours, immuable depuis des années, prenait son départ face à la Cantine.Les coureurs montaient jusqu'au puits et prenaient la direction du bourg, pour rejoindre le Gué Plat, via les Castors et Bellevue. Et, lorsque les parents avaient la bonne idée de nous enmener, quelques heures, au bal, cette journée de fête se terminait dans le bonheur total.

Les vacances terminées, le cycle de la rentrée reprenait son cours, l'automne saison des champignons et des chataignes. Chacun d'entre nous avions nos coins préférés pour la cueillette ou le ramassage. Pour les girolles, le secteur de la Fontaine St Jean, la route de Champsecret en recelait pas mal à cette époque. Les plus hardis cherchaient les cèpes à l'entrée de la forêt d'Andaines, à proximité des Minières. Quant aux chataignes, il y en avait à profusion et malgré tout,  malheur à celui qui nous suivait pour en ramasser dans nos coins.
C'était à qui en ramènerait le plus et bien souvent les quantités se gonflaient aux cours des discussions. Puis l'hiver arrivait à grands pas, avec bien souvent des jours et des jours de neige. Dans toutes les rues de la cité, de grandes glissades prenaient naissance, au grand dame des femmes qui déversaient des pelles de cendre pour les faire disparaître. Nous fabriquions des luges en démontant les caisses en bois que nos pères rapportaient de la mine.  De grands bonhommes de neige trônaient dans nos jardins et de grandes parties de boules de neige éclataient un peu partout, et bien souvent les adultes s'en mêlaient. 

 

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