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La Ferrière aux Etangs INFO

Une mine de souvenirs !

29 Octobre 2009 , Rédigé par La Ferrière Publié dans #Histoire

Un jour, un homme, une histoire

Voici l'histoire fort intéressante d'un ancien habitant de La Ferrière, M. MILLOTTE

 

 

Juillet 1959, arrivée à la FERRIERE AUX ETANGS, une expédition d'une heure en 4 cv Renault à cette époque. Mon père, licencié de la mine de fer de ST REMY SUR ORNE (14) était reclassé à celle de la FERRIERE. Je quittais une cité minière pour en retrouver une autre qui me paraissait  plus grande, plus sauvage, enclavée dans les bois qui se révélèrent, par la suite, mes plus merveilleux terrain de jeux.
Notre famille fût logée proisoirement rue des Marroniers, à proximité de la place du marché. Puis elle se retrouva au dessus du local qui servait de chapelle et, quelques années plus tard, elle s'établira définitivement rue de la Piscine.
Septembre 1959 rentrée scolaire. Classe unique encadré par un instituteur notoirement connu et reconnu à des kilomètres à la ronde qui se déplaçait en 203 peugeot . Du cours préparatoire à l'entrée en sixième, tout un roman!
Ha! cette fameuse classe unique de garçons, située à l'époque rue de la Piscine, à proximité des bureaux de la mine. Des tables en bois, bien sûr, où les pupitres pouvaient se relever. Un énorme poêle à bois au fond de la classe, protégé par un entourage en fer, sorte de barrière qui nous empêchait de trop approcher de cette unique source de chaleur. A l'opposé, devant l'immense tableau noir, l'estrade du maître. De cette tour de contrôle, rien ne lui échappait. Muni de sa grande gaule de bois, il savait d'un geste précis remettre les plus bavards au travail. Et le travail portait ses fruits, toutes ces sections mélangées avaient pour effet de nous faire avancer plus vite dans notre savoir. En aucun cas, je ne regrette mes tours de cour, les mains dans le dos pendant que les autres jouaient aux billes à la récréation.
ferriere.jpg
Je me souviens également des leçons de morale que nous avions, tous les matins, après la prière en latin, avant que l'école ne commence vraiment. Classe uniquement constituée de garçons à cette période, pas encore question de mixité que je n'ai connue qu'au Collège d'enseignement général du bourg, ancêtre du collège Charles Léandre.
Parallélement à la vie scolaire, les semaines étaient également rythmées avec le jour du catéchisme qui se déroulait à la chapelle du Gué Plat  Ah! notre fameux père curé .Que d'histoires à raconter, lorsque j'y pense maintenant je me sens réellement coupable d'avoir troubler au maximum ses fameuses leçons bibliques. Il descendait du bourg à bicyclette et bien souvent, il remontait à pieds car un garnement bien intentionné lui avait dégonflé ses pneus et caché sa pompe. Le dimanche , il fallait bien entendu se rendre à la messe dans cette chapelle, mais ce jour là, la discipline régnait, car notre instituteur se tenait généralement dans les bancs du fond et nous surveillait. Gare à celui qui troublait la prière, il avait droit à une double leçon de morale le lundi matin.
Le jeudi, pas de grasse matinée, il fallait se rendre à l'église pour l'office, où généralement, seuls y assistaient les enfants du bourg et du Gué Plat. A peine arrivés, les rivalités commençaient et le brave curé avait toutes les peines du monde à ramener le calme dans son église. Les quelques pièces ,réservées à la quête,  terminaient généralement dans le tiroir caisse de l'épicière de la rue de Domfront. Les caramels à un centime étaient merveilleusement bons. 

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